Comment les quotas de diffusion radiophonique nuisent à la diversité

Cet article représente la dernière partie de ma thèse.

Il a été publié par la Revue économique dans une version française (restreinte par rapport à la version de la thèse) et est disponible dans une version plus complète Radio competition and programming diversity.

Résumé français

Des quotas de diffusion de contenus nationaux à la radio ou à la télévision existent dans pratiquement tous les pays. Leur justification est qu’en accordant plus de place aux contenus nationaux, ils permettent de mieux financer ceux-ci et permettent à un plus grand nombre de productions nationales d’accéder à la diffusion. Cette contribution montre que ces deux effets ne vont pas nécessairement de pair et qu’il peut exister un arbitrage entre les deux. En effet, si les contenus domestiques et étrangers sont imparfaitement substituables, un quota dégrade la programmation des diffuseurs qui vont devoir compenser les auditeurs en diffusant plus souvent les contenus les plus populaires, évinçant les genres plus marginaux et réduisant la diversité.

Résumé anglais

Broadcasting quotas of domestic contents are commonplace in developed countries. The main rationale for these quotas is to promote diversity by fostering domestic content. This justification ignores a possible trade-off between repetition and new program diffusion. When contents are imperfect substitutes and broadcasters seek to maximize audience (because of an ad cap for example), a broadcaster confronted to a quota will find optimal to compensate for the reduction of foreign programming by increasing the number of diffusions of substitutable domestic programs. Total broadcasting time being limited, this will force the broadcaster to abandon less popular types of programming, reducing program diversity.

 

1 réflexion sur « Comment les quotas de diffusion radiophonique nuisent à la diversité »

  1. Bonjour,
    merci pour votre article, il est très intéressant. Je travaille pour ma part, dans une logique qualitative, sur les groupes et artistes français qui on fait le choix de ne pas chanter en français. Un certain nombre des groupes interrogés se disent favorables à l’idée de quota, quand bien même la loi est pénalisante pour leur carrière. Pour d’autres, cela renforce leur démarche de ne pas entrer dans le « système ». Il y a donc derrière tout cela un dispositif de représentation de l’authenticité musicale et culturelle tout à fait intéressant.
    Bien cordialement,
    MS

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