{"id":18,"date":"2002-02-13T22:22:57","date_gmt":"2002-02-13T21:22:57","guid":{"rendered":"http:\/\/www.mathieuperona.fr\/?p=18"},"modified":"2012-03-07T21:35:23","modified_gmt":"2012-03-07T20:35:23","slug":"au-commencement-etait-la-chine-lart-de-la-guerre-et-les-moines-de-shaolin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mathieuperona.fr\/?p=18","title":{"rendered":"Au commencement \u00e9tait la Chine : L&rsquo;Art de la guerre et les moines de Shaolin"},"content":{"rendered":"<h2>L&rsquo;Inde<\/h2>\n<p>Bien qu&rsquo;on ai retrouv\u00e9 des figures repr\u00e9sentant des techniques de combat remontant \u00e0 l&rsquo;poque m\u00e9sopotamienne, c&rsquo;est probablement en Inde que se situent les germes des arts martiaux au sens usuel. En effet, si les techniques m\u00e9sopotamiennes ont aussi \u00e9t\u00e9 export\u00e9es vers l&rsquo;ouest, comme le montrent certaines reproductions de lutte grecque, de pancrace ou de pugilat, ces disciplines n&rsquo;y ont jamais pris une signification autre qu&rsquo;une pratique physique, qu&rsquo;on peut qualifier de sportive.<\/p>\n<p>En Inde au contraire, les techniques martiales semblent s&rsquo;\u00eatre tr\u00e8s t\u00f4t articul\u00e9es avec des consid\u00e9rations philosophiques et religieuses (les deux \u00e9tant indissociables dans la pens\u00e9e indienne). Ainsi, les lieux d&rsquo;entra\u00eenement traditionnels du\u00a0<em>kalaripayat<\/em>\u00a0sont-ils situ\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9 des temples et constituent des espaces sacr\u00e9s, dont les r\u00e8gles ressemblent fort \u00e0 celle d&rsquo;un dojo. Ce serait en Inde que les gestes techniques auraient \u00e9t\u00e9 associ\u00e9s aux mouvements des animaux ainsi qu&rsquo;aux pratiques m\u00e9dicinales. Cette double association souligne d&#8217;embl\u00e9e une caract\u00e9ristique fondamentale des arts martiaux orientaux en g\u00e9n\u00e9ral, qui est leur inscription forte dans une vision du monde holiste, qui ne con\u00e7oit pas la partie isol\u00e9e du tout. \u00c0 ce titre, les techniques martiales se devaient d&rsquo;exprimer la plus grande harmonie possible entre leur pratiquant et le monde qui l&rsquo;entoure. De l\u00e0 l&rsquo;observation des animaux pour fonder des mouvements qui devaient permettre de s&rsquo;approprier leurs qualit\u00e9s propres. De l\u00e0 aussi d\u00e9coule l&rsquo;assimilation par les techniques martiales de techniques de contr\u00f4le du corps venues d&rsquo;autres horizons, Avant m\u00eame de quitter l&rsquo;Inde, ces techniques avaient assimil\u00e9 des techniques de respirations emprunt\u00e9es \u00e0 l&rsquo;asc\u00e9tisme (yoga) et une connaissance des points vitaux issue de la m\u00e9decine \u00e9nerg\u00e9tique traditionnelle (notions de chakras et de m\u00e9ridiens o\u00f9 circule l&rsquo;\u00e9nergie vitale\u00a0<em>prana<\/em>, le\u00a0<em>chi<\/em>\u00a0ou\u00a0<em>ki<\/em>).<\/p>\n<h2>Les Arts de poing<\/h2>\n<p>L&rsquo;extr\u00eame diversit\u00e9 des arts martiaux chinois, ainsi que leurs r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 des principes tao\u00efstes, donne \u00e0 penser qu&rsquo;ils furent import\u00e9s d&rsquo;Inde avant le bouddhisme. Il est en tous cas certains qu&rsquo;il existait des techniques de combat avant l&rsquo;\u00e8re chr\u00e9tienne. Mais il s&rsquo;agissait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de pratiques probablement populaires, \u00e0 vis\u00e9e sans doute plus sportive que martiale. On retrouve en effet des t\u00e9moignages et des annales en faisant mention, mais aucune description pr\u00e9cise, m\u00eame dans des textes m\u00e9di\u00e9vaux. On peut cependant penser que certaines caract\u00e9ristiques des arts martiaux chinois \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 en place, comme l&rsquo;importance des mouvements circulaires, les r\u00e9f\u00e9rences aux forces \u00e9l\u00e9mentaires repr\u00e9sent\u00e9es par des animaux semi-mythiques (tigre, dragon, h\u00e9ron, serpent, &#8230;), et l&rsquo;attention port\u00e9e \u00e0 la dimension \u00e9nerg\u00e9tique des mouvements.<\/p>\n<p>Classiquement, on distingue les arts martiaux chinois en arts externes et arts internes, les premiers sollicitant la force musculaire et faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des situations de combat r\u00e9elles, les seconds se fondant sur des mouvements lents, visant plus \u00e0 renforcer \u00e9nerg\u00e9tiquement l&rsquo;organisme. On associe g\u00e9n\u00e9ralement les arts externes au bouddhisme et au monast\u00e8re de Shaolin, les arts internes au tao\u00efsme et au monast\u00e8re de Moudang.<\/p>\n<p>Cette distinction, pourtant, ne semble que partiellement fond\u00e9e, et surtout obscurcit l&rsquo;apport des arts martiaux chinois \u00e0 la culture des arts martiaux. Mais pour bien la comprendre, il faut faire un d\u00e9tour par des \u00e9l\u00e9ments historiques et culturels plus g\u00e9n\u00e9raux, qui permettent de recadrer ces deux types de pratique dans leur contexte propre.<\/p>\n<h2>3) Tao\u00efsme, Bouddhisme et guerre de masse<\/h2>\n<p>Revenons assez loin en arri\u00e8re, aux alentours du IVe si\u00e8cle avant notre \u00e8re. La Chine est d\u00e9coup\u00e9e en plusieurs royaumes rivaux, qui se livrent des guerres incessantes. L&rsquo;histoire habituelle de l&rsquo;\u00e9poque semble-t-il. Certes, mais contrairement \u00e0 la Gr\u00eace ou \u00e0 l&rsquo;Italie, la Chine fournit \u00e0 la fois de grands espaces et une population nombreuse, ce qui permettait des batailles d&rsquo;une ampleur que seul le XXe si\u00e8cle \u00e9galera. Par un syst\u00e8me d&rsquo;encadrement et de conscription, les strat\u00e8ges parvenaient \u00e0 rassembler des arm\u00e9es fortes de centaines de milliers d&rsquo;hommes. Des sources fiables font \u00e9tat d&rsquo;affrontements opposant plus d&rsquo;un million de conbattants, et de pertes de l&rsquo;ordre de la centaine de mille.<\/p>\n<p>C&rsquo;est dans un tel contexte que fut r\u00e9dig\u00e9\u00a0<em>L&rsquo;Art de la guerre<\/em>. Ce qui frappe \u00e0 la lecture de cet ouvrage \u00e0 destination des strat\u00e8ges, c&rsquo;est que la prouesse martiale individuelle est compt\u00e9e comme quantit\u00e9 negligeable. Comme il est impossible (voir dangereux) d&rsquo;offrir un entra\u00eenement complet aux masses paysannes qui constituent les troupes, la connaissances des techniques martiales c\u00e8de le pas \u00e0 la capacit\u00e9 \u00e0 contr\u00f4ler les hommes. Les qualit\u00e9s du guerrier sont m\u00eame d\u00e9valoris\u00e9es, puisque non seulement elles ne servent \u00e0 rien face \u00e0 de telles masses humaines, mais en plus elles s&rsquo;opposent aux stratag\u00e8mes, ruses et autres tromperies qui constituent l&rsquo;art du strat\u00e8ge.<\/p>\n<p>On comprend bien que dans de telles circonstances, la guerre soit v\u00e9cues par tous comme une calamit\u00e9, et universellement d\u00e9plor\u00e9e. L&rsquo;id\u00e9al explicite dans\u00a0<em>L&rsquo;Art de la guerre<\/em>\u00a0est la victoire sans combat par le fait de convaincre le g\u00e9n\u00e9ral adverse que sa d\u00e9faite est in\u00e9luctable. Si tout le monde est d&rsquo;accord sur ce principe, les avis diff\u00e8rent sur la mani\u00e8re d&rsquo;y parvenir. On peut distinguer quatre courants: les confuc\u00e9ens, les tao\u00efstes, les l\u00e9gistes et les strat\u00e8ges. Les confuc\u00e9ens mettent en avant la puissance sup\u00e9rieure de la Vertu qui attache les hommes \u00e0 leurs chefs, et fait h\u00e9siter les adversaires. Les tao\u00efstes soulignent plut\u00f4t la n\u00e9cessit\u00e9 de l&rsquo;harmonie avec les forces \u00e9l\u00e9mentaires, qui fait qu&rsquo;attaquer un homme en harmonie avec le monde revient \u00e0 attaquer le monde lui-m\u00eame. Les l\u00e9gistes insistent sur l&rsquo;organisation sociale, qui doit soumettre l&rsquo;ensemble des activit\u00e9s du peuple \u00e0 la volont\u00e9 du pouvoir par le biais d&rsquo;une discipline inflexible. Les strat\u00e8ges enfin se consacrent \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de la gestion et du contr\u00f4le des troupes de mani\u00e8re \u00e0 toujours se placer dans une situation o\u00f9 le combat serait au d\u00e9savantage de l&rsquo;adversaire.<\/p>\n<p>De ces quatre \u00e9l\u00e9ments, trois sont pr\u00e9sents explicitement dans\u00a0<em>L&rsquo;Art de la guerre<\/em>, qui ne refuse que la vision tao\u00efste. Or, cet ouvrage constituait une r\u00e9f\u00e9rence oblig\u00e9e pour un guerrier tant soit peu lettr\u00e9. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;id\u00e9al d&rsquo;une victoire sans combat a investit non plus la guerre de masse mais le combat individuel et le monde des arts martiaux, et avec lui ses moyens canoniques ramen\u00e9s \u00e0 la gestion des relations entre l&rsquo;esprit et le corps. Il faut d&rsquo;ailleurs noter que le courant tao\u00efste est lui aussi pr\u00e9sent en mineure via les relations que les arts martiaux entretenaient avec les m\u00e9decines traditionnelles.<\/p>\n<p>Un \u00e9l\u00e9ment constitutif des arts martiaux est cependant encore absent de ce tableau, puisqu&rsquo;il reste \u00e0 rendre compte de la rencontre des pratiques martiales avec le bouddhisme. C&rsquo;est cette rencontre qui est donne toute son importance au monast\u00e8re de Shaolin.<\/p>\n<h2>Les moines de Shaolin<\/h2>\n<p>Les l\u00e9gendes sur le monast\u00e8re du petit pin sont nombreuses. Une des plus connues attribue l&rsquo;introduction des arts martiaux dans le monast\u00e8re au moine indien Bodiharma, adepte de la m\u00e9ditation ch&rsquo;an (zen en Japonais), aux alentours du VIe si\u00e8cle. Pour permettre aux moines de supporter la contrainte physique impos\u00e9e par cette forme de m\u00e9ditation, il leur aurait enseign\u00e9 des techniques respiratoires et physiques, qui auraient donn\u00e9 naissance au\u00a0<em>shaolinkwon<\/em>.<\/p>\n<p>L&rsquo;existence m\u00eame de ce moine est l&rsquo;objet de controverses \u00e9rudites. Il est n\u00e9anmoins certain que les moines pratiquaient la lance et le b\u00e2ton avant le VIIe si\u00e8cle. La contribution de treize d&rsquo;entre eux \u00e0 une op\u00e9ration de Li Shinmin, futur fondateur de la dynastie Tang, a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e suffisante pour \u00eatre enregistr\u00e9e dans les annales. Une l\u00e9gende attribue l&rsquo;origine de ces techniques de b\u00e2ton \u00e0 un dieu bouddhiste, curieusement repr\u00e9sent\u00e9 selon les canons mongols, ce qui semble \u00eatre une indication sur l&rsquo;origine de ces techniques. Toujours est-il qu&rsquo;apr\u00e8s un \u00e2ge d&rsquo;or sous les Tang et les Song, le monast\u00e8re semble d\u00e9cliner, au point qu&rsquo;au XVIe, les moines durent r\u00e9apprendre les tecnhiques de la lance aupr\u00e8s de militaires en visite, comme le g\u00e9n\u00e9ral Yu Daiyu. il faut dire qu&rsquo;entre-temps, plusieurs moines s&rsquo;\u00e9taient consacr\u00e9s \u00e0 la mise au point de techniques \u00e0 mains nues qui soient \u00e0 la hauteur des techniques de b\u00e2ton. La l\u00e9gende se d\u00e9veloppe ensuite dans un sens plus proprement chimois, quand les Ming sont renvers\u00e9s par les Qing (Mandchous) et que le monast\u00e8re devient un foyer de r\u00e9sistance, et le shaolinkwon en symbole de l&rsquo;identit\u00e9 chinoise. Il donnera d&rsquo;ailleurs son nom \u00e0 la guerre des boxers.<\/p>\n<p>Que penser de cettte histoire o\u00f9 faits et l\u00e9gendes sont difficilements dissociables ? Deux \u00e9l\u00e9ments sont sans doute essentiels pour notre propos. D&rsquo;une part, le fait que l&rsquo;association entre la pratique martiale et une recherche spirituelle soit jug\u00e9e suffisamment importante pour attribuer au m\u00eame personnage l&rsquo;introduction de ces deux \u00e9l\u00e9ments. D&rsquo;autre part, le monast\u00e8re pr\u00e9figure d&rsquo;une mani\u00e8re particuli\u00e8re les arts martiaux actuels, dans la mesure o\u00f9 ceux-ci \u00e9taient pratiqu\u00e9s non pas dans un but guerrier, mais comme moyen et objet d&rsquo;une recherche d&rsquo;\u00e9quilibre entre les exercices physiques et les exercices intellectuels. Le monast\u00e8re servit ainsi de creuset, int\u00e9grant l&rsquo;\u00e9volution des arts martiaux, y compris l&rsquo;apparition de styles dits \u00abinternes\u00bb, comme le\u00a0<em>taichikwon<\/em>, et avec eux des \u00e9l\u00e9ments de la m\u00e9decine des ma\u00eetres tao\u00efstes.<\/p>\n<h2>Premi\u00e8re \u00e9tape<\/h2>\n<p>Ainsi, on peut estimer que l&rsquo;essentiel des \u00e9l\u00e9ments constitutifs des arts martiaux modernes \u00e9taient pr\u00e9sents en Chine d\u00e8s le XVIe si\u00e8cle. L&rsquo;id\u00e9al de victoire snas combat devait s&rsquo;imposer comme une \u00e9vidence \u00e0 des moines vers\u00e9s dans l&rsquo;enseignement bouddhiste, la ma\u00eetrise du corps et des \u00e9nergies par l&rsquo;exercice physique constituait d\u00e9j\u00e0 le c\u0153ur de la pratique martiale. Cependant, il faut souligner qu&rsquo;\u00e0 la diff\u00e9rence des arts martiaux tels que nous les voyons au Japon, il s&rsquo;agit d&rsquo;une pratique de clercs. Il y a bien eu des moines pour quitter le monast\u00e8res (porteurs, sur leurs avant-bras, du tigre et du dragon qui attestaient de leur affiliation), mais on ne peut pas parler d&rsquo;\u00e9coles au sens habituel du terme. En effet, il n&rsquo;y avait pas un public semblable aux samoura\u00efs: l&rsquo;importance du syst\u00e8me confuc\u00e9en donnait la primaut\u00e9 aux valeurs des lettr\u00e9s, et la pratique martiale ne pouvait s&rsquo;imposer par son efficacit\u00e9, car le cadre restait celui de la guerre de masse. Pour comprendre la diffusion des arts martiaux parmi les la\u00efcs, il faut donc maintenant traverser la mer du Japon, et \u00e9tudier comment les arts martiaux ont rencontr\u00e9 au pays du soleil levant une structure propre \u00e0 leur fournir une assise plus large.<\/p>\n<p>C&rsquo;est\u00a0<a href=\"http:\/\/www.normalesup.org\/~perona\/budo\/CetJ.html#CetJ\">Chine et Japon: le conte de deux Empires<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Inde Bien qu&rsquo;on ai retrouv\u00e9 des figures repr\u00e9sentant des techniques de combat remontant \u00e0 l&rsquo;poque m\u00e9sopotamienne, c&rsquo;est probablement en Inde que se situent les germes des arts martiaux au sens usuel. 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