Le Prix unique du livre à l’heure du numérique

Couverture de l'ouvragePrésentation

Dans le cadre de ma thèse, j’ai co-écrit avec Jérôme Pouyet un livre présentant une évaluation économique du prix unique du livre dans le contexte de la numérisation croissante de la chaîne du livre. Ce livre a été publié par les Éditions Rue d’Ulm dans la collection des Opuscules du CEPREMAP.

Comme les autres ouvrages de cette collection, le texte est disponible gratuitement un ligne sur le site du CEPREMAP (url du pdf). Les grandes lignes de l’ouvrage ont été discutées lors de la Conférence de présentation (21 mai 2010, site de Diffusion des savoirs de l’ÉNS) dont voici la Présentation.

Une version augmentée de l’ouvrage, développant plus en détail les considérations sur le prix unique du livre numérique, constitue le premier chapitre de ma thèse.

Quatrième de couverture

Longtemps attendue, l’émergence du livre numérique annonce l’arrivée de biens et d’acteurs qui vont ébranler le secteur de l’édition et de la vente de livres. Ce secteur est-il en mesure de réagir à l’implantation d’une nouvelle chaîne du livre numérique qui ne serait pas régie par ce dispositif central du livre physique qu’est le prix unique? Tirant partie de la théorie économique, des comparaisons internationales et des données existantes, les auteurs avancent que le prix unique du livre n’a mérité ni l’excès d’honneur ni l’indignité dont le débat public l’a chargé. Ainsi, il n’est pas certain que le prix unique ait eu des conséquences importantes sur le prix du livre, pas plus que son absence dans d’autres pays ne semble avoir véritablement nui à la production éditoriale. Dans sa forme actuelle toutefois, le prix unique du livre entrave partiellement le repositionnement des libraires sur leur apport essentiel à la chaîne du livre, numérique comme physique : la création d’information sur le livre et l’appariement entre titres et lecteurs. Des modifications des relations entre éditeurs et libraires, associées à un prix unique plus dynamique, permettraient ainsi au secteur du livre papier de mieux répondre à l’arrivée de son alter ego numérique.

Le Prix unique à l’heure du numérique, Rue d’Ulm, Coll. Opuscules du CEPREMAP, n°19,  Paris, 2010, 92 pages, ISBN: 978-2-7288-0439-9

 Recensions

L’ouvrage a fait l’objet de deux recensions,

Avenir

Quand j’en aurai le loisir, j’espère pouvoir proposer une édition du texte au format epub, plus pratique sur les terminaux mobiles, partant de la version de ma thèse et intégrant certains graphiques réalisés spécialement pour la conférence de présentation et absents de l’ouvrage original.


Thèse : Trois essais sur les politiques publiques des industries culturelles

J’ai soutenu ma thèse le 22 septembre 2010.

Le jury était composé de Bernard Caillaud (directeur), Marc Ivaldi (président du jury), Nathalie Sonnac (rapporteur), Marc Bourreau (rapporteur), Françoise Benhamou, Jérôme Pouyet et Émeric Henry.

La thèse elle-même comprend :

  • Une introduction retraçant la place des outils de l’économie industrielle dans l’économie de la culture, et suggérant des questions où ces outils pourraient s’appliquer.
  • Un chapitre non-technique analysant la place du prix unique du livre dans l’économie du livre et sa pertinence dans le cadre d’un passage accéléré du secteur vers les outils numériques. Il s’agit d’une version étendue de l’ouvrage présenté sur cette page.
  • Un chapitre formalisé reprenant l’article « Bookshop and blockbusters ». Il analyse le rôle structurant de l’incertitude quant au succès d’un livre donné sur le marché de la librairie. J’y montre en particulier qu’en l’absence d’incertitude (i.e. quand l’éditeur sait à l’avance que son livre va être un blockbuster, le marché du livre est pratiquement tout entier tenu par les blockbusters vendus par les grandes surfaces). Quand au contraire le devenir de tous les livres est incertain, le libraire de détail attire toujours une demande conséquente. Si dans le premier cas le prix unique du livre est sans effet, il peut améliorer l’efficacité du marché dans le second. Je présente plus longuement cette contribution sur cette page.
  • Un chapitre formalisé traitant de l‘effet contre-productif des quotas de diffusion radiophoniques (l’obligation de réserver une part conséquente du temps d’antenne à la chanson francophone, par exemple). Cette partie présente deux apports. En premier lieu, je montre qu’à la duplication inefficace de contenu entre diffuseurs (deux radios diffusant la même chanson en même temps), il peut s’ajouter une duplication inefficace à l’intérieur de la grille d’un diffuseur donné (une chanson répétée trop souvent par une radio). En second lieu, je montre que si les radios sont contraintes sur leur temps de publicité (parce qu’il y a un maximum légal, par exemple), alors un quota de chansons françaises conduit à diminuer le nombre de chansons françaises diffusées par effet de répétition accrue des chansons françaises les plus populaires. Ce cadre réglementaire étant celui actuellement en vigueur, je défends l’idée qu’il est contre-production et contribue à la concentration des diffusions sur un petit nombre d’artistes. Un version plus générique de cette contribution (avec un niveau partiellement endogène de publicité) est détaillé sur cette page.

Voici le Manuscrit de la thèse ainsi qu’un rapide Résumé de la thèse en deux pages.

Comment les quotas de diffusion radiophonique nuisent à la diversité

Cet article représente la dernière partie de ma thèse.

Il a été publié par la Revue économique dans une version française (restreinte par rapport à la version de la thèse) et est disponible dans une version plus complète Radio competition and programming diversity.

Résumé français

Des quotas de diffusion de contenus nationaux à la radio ou à la télévision existent dans pratiquement tous les pays. Leur justification est qu’en accordant plus de place aux contenus nationaux, ils permettent de mieux financer ceux-ci et permettent à un plus grand nombre de productions nationales d’accéder à la diffusion. Cette contribution montre que ces deux effets ne vont pas nécessairement de pair et qu’il peut exister un arbitrage entre les deux. En effet, si les contenus domestiques et étrangers sont imparfaitement substituables, un quota dégrade la programmation des diffuseurs qui vont devoir compenser les auditeurs en diffusant plus souvent les contenus les plus populaires, évinçant les genres plus marginaux et réduisant la diversité.

Résumé anglais

Broadcasting quotas of domestic contents are commonplace in developed countries. The main rationale for these quotas is to promote diversity by fostering domestic content. This justification ignores a possible trade-off between repetition and new program diffusion. When contents are imperfect substitutes and broadcasters seek to maximize audience (because of an ad cap for example), a broadcaster confronted to a quota will find optimal to compensate for the reduction of foreign programming by increasing the number of diffusions of substitutable domestic programs. Total broadcasting time being limited, this will force the broadcaster to abandon less popular types of programming, reducing program diversity.

 

Note de lecture : Product Differenciation and Welfare

Pour un cours de L3 j’ai rédigé une note le lecture sur l’article de Michael Spence, « Product Differentiation and Welfare, » The American Economic Review, Vol. 66, No. 2, Papers and Proceedings of the Eighty-eighth Annual Meeting of the American Economic Association (May, 1976), pp. 407-414, Published by: American Economic Association, Stable URL:http://www.jstor.org/stable/1817254

L’article est disponible sans restriction à cette adresse.

La note de lecture traduit la naïveté d’un étudiant de L3, mais peut donner une idée du contenu de l’article.

Note de lecture : Product Differenciation and Welfare